dimanche 27 juillet 2008

Vieux souvenirs...

Mes blessures s'étaient enfin refermées, du moins, elle ne me font plus souffrir, mais les cicatrices seront toujours la, elles font maintenant partie de moi. Ce sont toujours des points sensibles, prêts a se rouvrir a la moindre égratignure, mais le temps passe et les endurcit.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, ou tétraplégique.

Un jour que je marchais seul d'un bon pas pour vous voir, je croisais un mauvais souvenir. Il était bien entouré, tout puissant. C'était toujours un gosse, il ne grandira surement jamais. Les gamins jouent. Sa figure s'illumina a la rencontre d'un de ses vieux jouets préférés, qu'il avait perdu depuis si longtemps. Il voulu s'amuser. Sa poupée s'esquiva, s'écrasa, comme si elle avait pendant un temps eu la prétention d'être plus que quelque chose, d'être quelqu'un, toute mécanique qu'elle était. Mais il avait peut être autre chose a faire, il s'en alla. Son jouet continua son chemin, assemblage complexe de molécules...

.... A quoi ça sert on est tous morts....

Cette petite chose arriva enfin ou elle devait. On lui parla de manière irraisonnée, avec de nombreux gestes qui paraissaient inutiles, comme si cet objet était plus qu'une machine. J'ai été replongé dans mon passé, je suis revenu a moi même. C'était de l'amitié qu'on me donnait, cela semblait être naturel, comme si cela en avait toujours été ainsi. Vous ne vous étiez aperçu de rien, j'ai toujours été le même pour vous. Mon présent, mon bonheur. Je me retourne, je regarde mon passé. Il est vide. Plus près d'aujourd'hui, je vous vois, avec vos souffrances et vos joies, et moi avec vous, dans un cas comme dans l'autre. J'essaie de vous comprendre, de vous relever, je suis heureux quand vous l'êtes.

Je regarde maintenant mon présent, le monde qui nous entoure est noir, plein de ronces, le sang en coule. Il y a de nombreuses personnes coincées dans ces pièges, ils s'en sortiront peut être seuls, certains auront besoin d'aide. D'autres n'en sortiront jamais. Nous saignons nous mêmes, couverts de cicatrices. Nous n'osons pas marcher de peur de faire un pas dans les épines. Mais je m'approche de vous, attiré par votre lumière, comme vous venez vers la mienne. La clarté guérit nos blessures et repousse les ronces. Je trouve enfin la tranquillité dans vos bras.

....A quoi on sert j'vous aime encore....

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