lundi 29 septembre 2008

Je me tient a l'ombre d'un arbre, au crépuscule. C'est un lieu familier. Les poussières et les feuilles mortes dansent dans les air. Le vent d'automne commence a chasser l'été.

Souvenirs...
L'été. Le soleil n'as pas bougé. Pourtant, l'air est tranquille, chaud. Moi et vous allongés dans l'herbe, plus loin, la polo noir reflète le ciel. Vous devrez partir. Vous devriez déjà être partis. Mais rien ne presse. Il n'y a que l'instant présent. Le jour touche a sa fin. Mais l'esprit de la mort est absent. Comme si la vie était devenue éternelle et facile. Plus rien a penser, plus rien a chercher. Tout est déjà la. Je me sens bien.
Nous sommes dérisoires pourtant. Deux fleurs, l'une torturée, l'autre peut être pas tout a fait éclose, et une bizarrerie venue d'on ne sait ou.
S'ils ne sont pas vains, ils sont absurdes, et probablement les deux.

Quelques années plus tôt.
Le même crépuscule. Je suis assis dans les branches, a quelques mètres de la. Je parle du futur. Il me semble bien lointain, mais si facile, j'en rêve, je n'ai encore jamais été déçu. Insouciant, j'attrape les noix, je joue. L'été ne s'arrêtera pas.

Les feuilles s'étiolent, ce qui a pourrit dans la chaleur de l'été se désèche peu à peu, puis tombe. Ainsi, mes maladies s'effacent, je m'apaise lentement. L'automne balaye tout ou presque, seuls mes souvenirs demeurent. Il n'apporte que la peur du lendemain, tout le monde doit se barricader pour avoir l'espoir de revoir un jour le printemps. Nous gèlerons, deviendront inertes, nos âmes prisonnières de la glace, cocons forgés par nous même.

C'est aujourd'hui la fin de l'été. L'instant présent me plait encore. Avant que nous soyons pris par les glaces, je n'ai plus besoin que d'une chose. La promesse du printemps. L'espoir de recréer quelques journées d'été dans l'hiver, et que des journées pareilles existeront toujours.
Que je puisse toujours me tourner vers l'avenir en apercevant la lueur d'un été. L'espoir fait vivre...

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